01/04/2015

Ô Douce Déprime


Mon esprit s’embrume,
Les mots me manquent,
La déprime me gagne,
Ô douce mélopée.

Une chose que je n’assume,
Une sensation de manque,
Une triste compagne,
Ô doux rêve éveillé.

Les étoiles scintillent,
Les pas se font lourds,
Le sable s’affaisse,
Ô douce vérité.

Mes pensées vacillent,
Dehors il fait jour,
Mon corps se dresse,
Ô doux rêve inachevé.



Archibald.W

Mon Esprit Vogue


Mon esprit vogue, mes pensées s’effritent, un sentiment de lassitude me gagne, les mots manquent à l'appel.
Les louangent s’éloignent, peu à peu me narguent, tout cela m'irrite, mais m'interpelle.
Soudain un mot viens, puis un autre le suis, des phrases se créent, et s’entremêlent.
Mon regard perdu, vois au loin une lueur, celle de la déprime qui périt, dieu qu'elle est belle.


Archibald.W

L'Oeil de Braise


Une tâche noire assombri le ciel,
Non loin de là il tourne,
Avec ces yeux aux couleurs du miel
Que votre regard contourne.

Émissaire du monde volant, 
Il sait comment se faire imposant,
Majestueux dragon brulant,
Il se consume littéralement.

Son œil de braise me fixe,
Un frisson me parcoure,
Ainsi se déclenche une rixe,
Je manque soudain de bravoure.

Face à cet abasourdissant spectacle,
Je ne peux que contempler,
Cet être venu ici par miracle
Rien ne sert d’y échapper.

Se posant tout près de moi,
Je sens son souffle ardent,
Mon esprit est en total émoi,
Je m’en rappellerais à tout instant.


Archibald.W

Affligé


La brume dans ma tête avance,
Elle me prend au dépourvu,
Soudain je rentre en transe,
Chose que je n'avais jamais vécu.

Autour de moi tous crient,
Leurs chairs difformes me dégoutent,
Comme à moi on leur arrache la vie,
Tout à coup, c'est le blackout.

Dans un corps n'étant plus le mien,
Je me débats contre mes entraves,
Mon esprit asservi par son lien,
Je deviens tout à coup esclave.

N'ayant ni forme ni sens,
La corruption ambiante m'envahit
Plus rien n'a d'importance,
Mon âme est à Shiro Tagashi..


Archibald.W

11/06/2014

Au delà de mes espoirs perdus


Loin là-haut, loin des villes, loin des mers et des peuples agités
Je suis songeur, assis sur un petit édifice voluptueux,
Une sorte de petit nuage, endroit calme et désinvolte,
Nécessaire à la pensée d'un promeneur, en apparence seul,

Mais qui, pourtant, sans le paraître, se retrouve plus qu'accompagné

Dans son quotidien, et qui essaye d'être vertueux,
Pour ne pas décevoir ses amis, et aider, sans une révolte,
Les gens qui sont dans le besoin, et de tirer les leçons de leur linceuls.

J'ai senti en moi ce besoin de te regarder dès que je t'ai vue,

Je ne sais pas par quelle magie tu m'es apparue mais j'ai levé le voile
Car je ne veux pas que quelqu'un soit déçu
Et que j'ai vu briller dans les cieux des millions d'étoiles,

Etoiles que j'ai cru voir se refléter dans tes petits yeux

Yeux que j'ai vu croire à un avenir meilleur, loin de la bêtise humaine
Et près de ceux qui te sont chers, sans contre-jours ni adieux
Sans savoir réellement comment te libérer de tes chaines.

Loin à l'intérieur de moi, je sens ce feu brûler,

Ce feu si puissant, celui des sentiments,
Celui qui nous pousse à bien des folies souvent désespérées,
Et qui nous ouvre parfois la voie d'une lucidité latente,

Que nous utilisons souvent, parfois trop, sans même forcement y penser,

Et qui nous prouve, à bien des égards, l'étrange ressentiment,
Celui d'un proche trop proche, d'un ami pressé,
Ou d'un amour inavoué laissant des traces marquantes,

Dans le cœur d'un adolescent, cœur fragile et austère

Qui, faute de compagnie, trouve une échappatoire
Dans la décadence, la débauche et le verre
Et qui un jour finiras par avancer dans le noir.

Mais ce soir, une petite lumière est venue me guider,

Elle est venue s'oublier dans un coin de mon coeur;
Resplendissante comme l'espoir d'une nouvelle odyssée,
Celle de cette vie qui rime avec bonheur.



Archibald.W




Les Plumes Jumelles


On s'est toujours demandé à chaque moment clé
De notre vie, quel étais vraiment la personne
A même de comprendre vraiment la vérité
Celle que l'on cherche à enfouir, celle qui sonne

Tel le glas de notre amour à l'humain décharné
Que l'on est malgrès nous, en acceptant cette
Condition, l'avenir parait moins désespéré,
Tel l'océan grouillant d'une infinité de poète.

C'est alors que vous faites cette rencontre,
Déterminante, qui vous emplit d'un nouveau
Souffle, pour un homme perdu sans montre,
Un chemin qui se dessine devant ce grumeau

De sentiments. Erinia ma belle, comment
Penser que toute cette histoire est un hasard?
Pourquoi le destin nous a t'il mit sur le devant
Autant l'un que l'autre? Ah quel oiseau bavard.

La question a changé, je ne me demande plus qui
Pourrais m'aider, mais depuis que tu es là, elle s'est
Transformée en une autre bien plus simple, si
Problématique pourtant : "Et maintenant?", En effet

Quelle est la portée d'une telle rencontre, aussi
Merveilleuse soit-elle? Je ne suis sur que d'une chose,
Notre histoire ne fait que commencer, nos vies
Mises en communs forment une magnifique hypnose.

Main dans la main, nous formons un couple mirifique,
Comme ce pacte que font au printemps les hirondelles,
N'est ce pas cela qui mène à des instants si magiques,
Ensemble nous ne sommes que deux plumes jumelles.

Archibald.W



Archibald.W

Poète maudit errant sur les chemins de la vérité,
Archibald entrait souvent dans une mélancolie
Sans fin, le poussant à vouloir écrire sans volonté,
La petite flamme dans son coeur a perdue toute vie.

Homme blessé au destin tellement tortueux,
Il lui arrivait souvent de rêver à la liberté,
Celle qui toujours avait fait de lui un jeu,
Mais qui malheureusement le consumait.

"Un jour j'y arriverais", se disait t'il,
"Au fond de moi je connais le secret,
Notre destinée n'est pas toujours chose futile,
Tout est une question de volonté."

Courageux inventeur de rimes, faiseur de rêves,
Plus beaux que la réalité même, de sorte
Que notre esprit de mortel connaisse une trêve
Et qu'il y trouve enfin un refuge, une porte,

Vers un monde idéaliste inventé sans miroir,
Simple chimère qui parait si dérisoire,
Notre coeur stressé y trouve une échappatoire,
N'est ce pas en fait ça la vraie victoire?

Les fous sont de sortie, chantez troubadours,
L'heure de la libération a sonné à nos oreilles,
La fête va battre son plein pour toujours,
Dans nos coeurs, cette nouvelle émerveille.

Archibald.W




Bon voyage

Un jour quelqu'un de sage m'a dit,
Il ne faut pas s'acharner
Lorsque la rivière de la vie
Viens nous prendre un être aimé.

Par surprise elle nous attendait,
"Le moment est venu" nous disait-
Elle, "bientôt il sera trop tard
Il est temps de lui dire au revoir."

Je redoutais ce moment là,
Inconsciemment je le savais,
Une épée de Damoclès tournait,
Une qui s'abattrait à deux pas.

Mes yeux se sont ouverts,
Dans le vide j'ai regardé
Ma tristesse qui dérivais,
Qu'aurais-je pu donc faire?

La douleur engendre la souffrance,
La souffrance d'un proche
Engendre la tristesse, la latence,
Nous ne pouvions louper le coche.

Il ne nous reste que des souvenirs,
Plein la tête ils nous hantent,
Maintenant il y a trop de place,
Celle que tu comblais tel un nuage.

Nous allons sans doute souffrir,
Mais la vie continue, latente,
Tu t'en vas avec beaucoup de grâce,
Nous te souhaitons bon voyage.

R.I.P. - 20/03/2013

Archibald.W

02/09/2013

Clairière Lunaire

Berçant tranquillement nos pas
Des bruits de feuille morte
Retentissent quelque part là bas
Où il n’existe nulle escorte.

Eclairé par la lune je rêve,
Cette immensité m’effraie,
Soudain je regarde la grève
Près de cette eau semblant lactée.

Elle ruisselle vers des endroits
Cachés par l’obscurité de la nuit,
Semblant se sentir à l’étroit
Dans son berceau non loin d’ici.

A perte de vue elle étend,
Celle que tous fuient en vain
Elle nous rattrape maintenant
Alors ne me lâche plus la main.

Courons ici et là à la recherche
D’un refuge où elle sera éblouie
Par la lumière lunaire, revêche
Résistante des noires nuits.

La nature reprend ses droits,
La forêt aime se faire mystérieuse
Cachant mille et un effrois
Au travers d’allées merveilleuses

Mais dans cette douce clairière
Nous sommes enfin à l’abri,
Perdu dans ce vaste univers
De longs branchages infinis.


Archibald.W


01/09/2013

Averse Naissante

Au loin le tonnerre gronde
La pluie se fait légion,
De beau il y a quelques secondes,
Le temps est devenu un félon.

Sur ma joue se perdent les gouttes
Venant du ciel par milliers
Il n’y a plus aucun doute
Le mauvais temps va arriver

Insignifiant phénomène
Pourtant monnaie courante
A ton égard la volonté humaine
N’est guère bienveillante

Ta venue est synonyme
D’une mélancolie sans fond,
Pourtant digne et intime
Echo de nos chansons.

Et c’est avec satisfaction
Que je t’accueille aujourd’hui
Tout près de nos pavillons
Tu tombe souvent sans bruits

Courant main dans la main
Ici nous te fuyons
C’est typique de l’humain
Accepte notre pardon

Ta colère naissante appeure
Beaucoup se terrent
Face un terrible leurre
Aussi fluide que l’air


Archibald.W